Prochain reportage : à définir

jeudi 30 janvier 2014

Présentation de l'équipe BigMat-Auber93


Après une semaine de stage à Fréjus, l'équipe entamera sa 21ème saison professionnelle lors du Grand Prix d'Ouverture - La Marseillaise (1.1), première manche de la Coupe de France PMU. Mais avant cela, nos coureurs étaient réunis aux côtés de leurs camarades des équipes réserve DN2 et féminines. L'occasion pour l'équipe de présenter ses ambitions pour la saison 2014, chez elle, à Aubervilliers. Avec dix coureurs dont cinq néo-pros, les tempéraments offensifs pourront largement s'exprimer, avec pour ambition de secouer les épreuves en laissant parler l'audace.


En présence de Joël Armary, Président du Directoire de BigMat France, Stéphane Troussel, Président du Conseil Général de Seine-Saint-Denis, et Omar Ait-Bouali, Maire adjoint au Sport de la ville d'Aubervilliers, notre équipe a réaffirmé sa philosophie formatrice et de promotion d'un cyclisme pour tous, mixte et implanté sur le territoire.

Le calendrier de courses des professionnels débutera par les traditionnelles épreuves du Sud de la France, en commençant par le GP d'ouverture La Marseillaise ce dimanche. Maxime Renault, blessé par une tendinite ne pourra débuter aux côtés de ses coéquipiers, et l'équipe sera donc composée de : Fédéric Brun, Flavien Dassonville, Pierre Gouault, Alo Jakin, Dimitri Le Boulch, Steven Tronet, Théo Vimpère et Yannis Yssaad. L'équipe enchaînera avec l'Etoile de Bessèges, du 5 au 9 février. L'équipe pour cette épreuve sera constituée de : Fédéric Brun, Flavien Dassonville, Alo Jakin, Dimitri Le Boulch, Stéphane Rossetto, Steven Tronet, Théo Vimpère et Yannis Yssaad.


L'aventure féminine de BigMat-Auber93 a débuté en 2012. Dès la création de cette équipe dames, les réussites pleuvent. Lors de la première saison nos coureurs empochent la Coupe de France des clubs de division nationale, alors que la structure n'en est qu'à l'apprentissage du cyclisme féminin. La saison dernière, deuxième saison d'existence, l'équipe aura franchi un palier, en gagnant non seulement la Coupe de France des clubs de division nationale, mais également le classement individuel de la Coupe de France Capdet-Raynal avec Elodie Hegoburu. 

En 2014, an 3 de cette équipes dames, l'effectif aura été revu, avec le départ pour le niveau supérieur de Roxane Fournier et Mélodie Lesueur. Ce sont huit femmes qui composeront le cru 2014 : Alna Burato, Noëline Delbove, Vicky Fournial, Elodie Hegoburu, Manon Hegoburu, Perrine Philippe, Carine Renault et Karine Temporelli. Cet effectif remanié aura pour objectif de poursuivre l'édifice entamé auparavant, et remporter pour la troisième année consécutive la Coupe de France des clubs DN. Première épreuve nationale : le Grand Prix de Chambéry, le 16 mars prochain.


L'équipe de Division Nationale 2, réserve de l'équipe Continentale UCI, aura cette saison un beau collectif. Après une superbe saison 2012, et une saison 2013 plus contrastée, c'est une équipe remaniée qui épinglera son premier dossard lors du Circuit des Plages Vendéennes à partir du 15 février prochain. Ce sont 11 coureurs auront pour objectif de remporter la Coupe de France DN2 : Alexandre Billon, Emeric Choisy, Yann Corron, Victor Gousset, Jordy Guérin, Alexis Isérable, Jérémy Le Nezet, Maxime Pinel, Sébastien Piry, Yohann Proust et Camille Thominet. L'objectif formateur de cette équipe est cette année encore primordial, avec la volonté de servir de tremplin vers l'étage supérieur, à l'image du passage de Yanni Yssaad dans l'équipe professionnelle, après deux saisons passées dans la réserve.

Crédit photo Martial Denais

A travers ses trois équipes de haut-niveau, mais également sa structure associative formatrice et de cyclisme pour tous, le CMA93 fait figure de famille. Une famille qui ne pourrait exister sans l'aide et le soutien de ses partenaires. Pour cette saison, pour leur fidélité, l'équipe remercie ceux qui ont permis à notre projet d'exister : BigMat France, le Conseil Général de la Seine-Saint-Denis, la Ville d'Aubervilliers, les cycles Look, Mavic, Poli, Polar, Selle Italia, Deda Elementi, Silva, Cristaline, Sram, Elite, Morgan Blue, Zefal, Le Loby's Foot, Ergysport, la Région Ile-de-France, ainsi que SH+ et les sociétés Costella et FPP. D'après BigMat-Auber93.fr

Championnat National Cyclo Cross - Mennecy (91)

Les engagés ici


lundi 27 janvier 2014

Partenariat DSO

Partenaire de La Jacques Gouin et de La Velostar, DSO offrira un stage d'une semaine à l'occasion de chaque épreuve.
N'hessitez plus à vous inscrire !!!


Inscription en ligne :

Par courrier :



Tour de San Luis #7


Crédit photo roadcycling.com
Faute de références au moment où démarre la saison 2014, Nairo-Alexander Quintana (Movistar Team) n'avait pas fait spécialement du Tour de San Luis un objectif. C'est pourtant lui, ce soir, au terme d'une semaine de course, qui a récolté les baisers des hôtesses argentines sur le podium protocolaire. Les choses avaient pourtant mal commencé pour le n°2 du dernier Tour de France, qui s'était plaint dès lundi de maux d'estomac. Les douleurs se sont heureusement estompées rapidement, permettant au grimpeur colombien de retrouver son style aérien pour conquérir avec une énorme conviction l'étape de Cerro El Amago, jeudi, avant de prendre possession du maillot de leader grâce à une honorable prestation face au chronomètre vendredi.


Et voilà Nairo Quintana, à l'aube de son 24ème anniversaire – il est du 4 février – qui ajoute le Tour de San Luis à une collection de courses par étapes entamée avec le Tour de l'Avenir 2010 et poursuivie avec le Tour de Murcie et la Route du Sud 2012, le Tour du Pays Basque et le Tour de Burgos 2013. Il y en aura d'autres cette année, peut-être même un Grand Tour, bien qu'il ne puisse encore préciser s'il sera au départ du Giro (son souhait) ou du Tour de France (celui de son sponsor).

El gobernador baja la bandera a Sacha Modolo
Crédit photo Tour de San Luis

En attendant, la septième et dernière étape du Tour de San Luis n'aura donc rien changé au classement général. Entre  San Luis et Terrazas del Portezuelo (154,7 km), on promettait la victoire d'étape aux sprinteurs. Ils auront effectivement joué des coudes dans le final, une fois l'échappée de Carlos Betancur (Ag2r La Mondiale), José Ochoa (Androni Giocattoli), Juan-Pablo Valencia (Colombia) et Cleberson Weber (Clube Dataro de Ciclismo-Bottecchia) rejointe par le gros du peloton dans les 30 derniers kilomètres. Dans le final légèrement ascendant, les Lampre-Merida de Sacha Modolo et Maximiliano Richeze auront su tenir en respect le Slovaque Peter Sagan (Cannondale), qui passe à côté d'une première occasion de l'emporter, battu d'une bonne longueur par l'Italien Sacha Modolo. D'après Vélo101.com

dimanche 26 janvier 2014

Tour Down Under #6

Crédit photo Tour Down Under

Il faut croire que le Tour Down Under est devenu une affaire de spécialistes. Dix ans après sa création, la course australienne s'apprête à célébrer aujourd'hui la troisième victoire finale de Simon Gerrans (Orica-GreenEdge), ce qui démarquera l'Australien d'André Greipel (Lotto-Belisol), le sprinteur lauréat de deux éditions à l'époque où les sprints se succédaient et qu'il y amassait suffisamment de bonifications pour franchir sereinement le Mont Willunga. Les bonifications, c'est le nerf de la guerre ici en Australie. Et Simon Gerrans qui s'était mis en tête de courir après les secondes dès la première étape (3ème d'un sprint intermédiaire avant de s'imposer à Angaston... devant André Greipel) a été bien inspiré. Aucune seconde n'aura été de trop cette semaine. Et pour cause il s'apprête à l'emporter pour une toute petite seconde.

Il lui faudra forcément rester vigilant dans les rues d'Adélaïde, car un incident est vite arrivé sur le circuit urbain de 4,75 kilomètres à parcourir dix-huit fois pour 85,5 kilomètres. Mais Simon Gerrans sait gérer ce type de situation. Vainqueur avec 7 secondes d'avance sur Luis-Leon Sanchez en 2006, il avait gagné le Tour Down Under pour moins d'une seconde face à Alejandro Valverde il y a deux ans. Cette petite seconde d'avantage sur Cadel Evans (BMC Racing Team) aujourd'hui, il va la mettre à profit pour offrir un bon de sortie à trois échappés qui confisqueront les dernières secondes de bonification mises en jeu.
  
Crédit photo Tour Down Under
Une fois encore Will Clarke (Drapac) est à l'honneur, échappé un jour sur deux cette semaine. L'Australien sort avec Maxim Belkov (Team Katusha) et Angelo Tulik (Team Europcar), lequel Français est remplacé par Julien Bérard (Ag2r La Mondiale) à la suite d'une glissade dans un virage à angle droit. Les trois échappés jouent leur rôle à la perfection en interdisant à Cadel Evans ou Diego Ulissi (Lampre-Merida) de penser refaire leur retard sur un sprint intermédiaire. Une fois le danger écarté, les équipes de sprinteurs peuvent intervenir pour ramener Clarke, Belkov et Bérard dans le rang à trois tours de l'arrivée et donner l'occasion aux hommes les plus rapides de s'expliquer une nouvelle fois.

Crédit photo Tour Down Under

Il y a une semaine dans d'autres rues d'Adélaïde, André Greipel s'était laissé surprendre au sprint par Marcel Kittel (Giant-Shimano) au critérium dominical. Il a depuis relevé la tête en s'adjugeant une étape du Tour Down Under à Victor Harbor, en l'absence de Marcel Kittel. Débarrassé cette fois encore de son rival allemand, qui aura perdu les roues de ses coéquipiers dans le dernier tour, il se laisse ouvrir la voie par Jurgen Roelandts avant de conclure victorieusement et d'obtenir sur le Tour Down Under sa seizième victoire d'étape depuis 2008. Simon Gerrans de son côté remporte l'épreuve pour la troisième fois. Deux géants ont aujourd'hui imposé leur marque sur la course australienne. D'après Velo101.com

Tour de San Luis #6


Ce sont déjà des différences dignes d'une fin de Grand Tour qui séparent les principaux protagonistes du Tour de San Luis alors que deux étapes de montagne et un contre-la-montre individuel sont passés par là. Installé en tête avec une marge consistance, Nairo Quintana (Movistar Team) n'a plus à se faire de mouron. La sixième étape se dispute sur son terrain de prédilection, la montagne, entre Las Chacras et le Mirador del Sol (184,4 km), une ascension de 7 kilomètres à 8,7 % dont les 3 derniers kilomètres comportent des passages pentus proches des 15 %. En fait, les principaux adversaires du jeune grimpeur colombien ont tout bonnement renoncé à lui contester la victoire au classement général. Ils se reportent en revanche sur un succès d'étape qui fait bien sur un palmarès.

Crédit photo Tour de San Luis

Tant pis pour les sept coureurs qui s'échappent en cours de route mais sont rejoints au pied de l'escalade finale, nommons Juan-Esteban Arango (Colombia), Gregory Brenes (Jamis-Hagens Berman), Kenny Dehaes (Lotto-Belisol), Anthony Delaplace (Bretagne-Séché Environnement), Jens Keukeleire (Orica-GreenEdge), Richard Mascarañas (Uruguay) et Lawrence Warbasse (BMC Racing Team). Sous le contrôle de l'équipe Movistar, les sept garçons sont rejoints à 8 kilomètres de l'arrivée, alors que la pente commence à s'élever sous les roues du peloton. Rapidement, la sélection va s'opérer pour ne plus laisser devant qu'une poignée de coureurs sous le contrôle de Nairo Quintana.

Crédit photo Tour de San Luis

Quand le Tour Down Under se résume à un débat entre Australiens (Simon Gerrans, Cadel Evans et Richie Porte), l'autre grande course de l'hémisphère sud concerne essentiellement les Colombiens. Une attaque de José Serpa (Lampre-Merida) réprimée, Nairo Quintana doit encore se méfier du jeune Julian Arredondo (Trek Factory Racing), qui avait surpris tout le monde en s'imposant mardi au Mirador del Potrero. Le grimpeur de 25 ans, révélé par une victoire au Tour de Langkawi il y a un an, suit à la lettre les consignes d'Alain Gallopin, son directeur sportif : rester aux côtés de Quintana sans chercher à l'attaquer. Il reporte son ambition sur les 200 derniers mètres, à partir desquels il sortira de la roue du porteur du maillot de leader pour filer, grâce à un effort explosif, vers une seconde victoire d'étape cette semaine. D'après Velo101.com

samedi 25 janvier 2014

Tour Down Under #5


Crédit photo Tour Down Under
C'est un site qui s'est imposé, au fil des dix dernières années, comme le juge de paix du Tour Down Under. Autrefois seulement emprunté, le Mont Willunga et ses 3,5 kilomètres de pente à 7,5 % marque depuis deux ans l'apogée de la course australienne, avec une arrivée plantée sur ses hauteurs. Les puncheurs et grimpeurs australiens en ont fait leur chasse gardée. Simon Gerrans (Orica-GreenEdge) en l'occurrence, puisque le champion d'Australie était jusqu'à ce matin le seul à s'être imposé là-haut, deux fois de suite, au terme d'une étape de 151,5 kilomètres qui s'élance traditionnellement de McLaren Vale.

Crédit photo Tour Down Under
Mais l'esprit du champion d'Australie est occupé par un autre enjeu aujourd'hui. Plus qu'un troisième succès de suite au Mont Willunga, il lui faut  boucher son retard de 7 secondes au classement général sur Cadel Evans (BMC Racing Team). Les bonifications allouées au sommet (10, 6 et 4 secondes aux trois premiers) ne suffiront probablement pas. Simon Gerrans va devoir s'employer à distancer le porteur du maillot ocre de leader s'il souhaite devenir demain le premier coureur à remporter trois fois le Tour Down Under, après ses succès obtenus en 2006 et 2012.

Après 3 kilomètres, une première échappée est lancée par Mikhail Ignatiev (Team Katusha), José Lobato (Movistar Team), Matteo Trentin (Omega Pharma-Quick Step) et Jens Voigt (Trek Factory Racing), dont l'année-jubilé aura commencé par deux échappées-fleuve sur les routes d'Australie et un passage en tête du Mont Willunga, franchi une première fois à 22 kilomètres de l'arrivée. A ce moment, l'avantage des attaquants, porté à huit minutes, s'est considérablement réduit. Les hommes de tête seront rejoints avant la seconde escalade.

Crédit photo Tour Down Under

Crédit photo Tour Down Under
Et des favoris, le premier à se découvrir cette fois est Richie Porte (Team Sky). L'Australien, qui portera les ambitions de son équipe sur le prochain Giro, où il s'était révélé il y a quatre ans, 7ème et meilleur jeune, représente un danger moindre pour Cadel Evans, repoussé à 33 secondes au classement général. Mais avec les 10 secondes de bonus promises au lauréat, il est pressant de réagir lorsque Porte se dégage à 2 kilomètres du but. Cadel Evans prend ses responsabilités, bientôt flanqué de Diego Ulissi (Lampre-Merida) et... Simon Gerrans, sagement campé dans les roues, sachant précisément où porter son effort dans cette ascension qu'il a fait sienne à deux reprises.

Crédit photo Tour Down Under
Quand Cadel Evans disperse ses forces à tenter de maintenir un écart supportable avec Richie Porte, qui s'envole vers la victoire d'étape entre deux rangs serrés de supporters enthousiastes, Simon Gerrans prend soin de préserver de l'énergie pour le jump final. A 200 mètres du but, l'accélération d'Ulissi et Gerrans en vue des secondes de bonification restantes est fatale à Cadel Evans. L'ancien vainqueur du Tour de France a lâché trop de forces dans la défense nerveuse de son maillot ocre. Il perd le contact avec ses adversaires. Aux 4 secondes de bonification conquises par Simon Gerrans, 3ème au Mont Willunga, s'ajoutent 4 secondes de différence sur le terrain, soit 1 seconde de trop pour permettre à Cadel Evans de préserver le maillot ocre de leader. D'après Vélo101

Tour de San Luis #5

Crédit photo Tour de San Luis

Vu ce qu'il a réalisé hier dans la montée vers Cerro El Amago, repoussant d'une à plusieurs minutes chacun de ceux qui, jusqu'alors, nourrissaient encore l'espoir d'endosser le rôle de jeune premier au Tour de San Luis, c'est presque une lapalissade que d'imaginer Nairo Quintana (Movistar Team) poursuivre son ascension jusque sur la première marche du podium d'ici à dimanche. Dans sa prodigieuse chevauchée, le surdoué grimpeur colombien n'a laissé que 4 petites secondes à Phil Gaimon (Garmin-Sharp) pour entretenir un pâle suspense. Demain, il y aura une ultime escalade en direction du Mirador del Sol. Et on voit mal le coureur américain endiguer, sur ce terrain-là, le meilleur grimpeur du 100ème Tour de France.

Crédit photo Tour de San Luis
Demeure une inconnue concernant Phil Gaimon : son aptitude face au chronomètre. La cinquième étape du Tour de San Luis va nous en dire plus. Voilà le tout premier exercice du genre cette saison, une étape chronométrée de 19,2 kilomètres autour de la cité de San Luis, capitale de la province éponyme. A 27 ans, Phil Gaimon manque encore de références en matière de contre-la-montre. Nairo Quintana, de son côté, a encore des progrès à réaliser, lui qui avait concédé 4'27" à Chris Froome entre le chrono du Mont-Saint-Michel et celui de Chorges sur le dernier Tour de France, soit plus que le temps qui le séparait du Britannique à l'issue de l'épreuve : 4'20".

Crédit photo Tour de San Luis
  
Avec l'équipe Movistar, Nairo Quintana travaille sur son point faible. Il dispose en l'Italien Adriano Malori, ancien champion du monde Espoirs du contre-la-montre, d'un nouveau coéquipier prompt à lui transmettre quelques clés en la matière... qui lui ouvriront bien des portes. Autour de San Luis, c'est précisément Adriano Malori qui domine le sujet. Il boucle les 19,2 kilomètres à près de 52 km/h de moyenne pour accomplir la meilleure performance de l'après-midi. Le rouleur de 25 ans précède Taylor Phinney (BMC Racing Team) de 3 secondes et offre à Nairo Quintana d'intéressants points de repères. Le Colombien va réaliser une très belle course, 16ème à 1'18" d'Adriano Malori mais à seulement 4 secondes de Vincenzo Nibali (Astana), qui prend le 14ème rang. D'après Velo101.

vendredi 24 janvier 2014

Tour Down Under #4


Il n'y a pas si longtemps, André Greipel (Lotto-Belisol) mettait à profit le Tour Down Under pour faire une razzia de victoires et bien entamer sa saison. En tout, l'Allemand a remporté quatorze succès d'étape et enlevé deux fois le général. Mais les organisateurs australiens étant de plus en plus décidés à durcir leur épreuve, le sprinteur a de mois en moins d'opportunités pour s'exprimer. Cette année, il en avait quatre, le traditionnel critérium d'ouverture et trois étapes du Tour Down Under à proprement parler. Mais Greipel a raté ses deux premières chances, battu par Marcel Kittel (Giant-Shimano) dans les rues d'Adélaïde dimanche pour la People's Choice Classic, et sauté dans les derniers mètres par un surprenant Simon Gerrans (Orica-GreenEdge) lors de la première étape, le privant d'un maillot ocre qui lui tendait déjà les bras.

Crédit photo Tour Down Under
Aujourd'hui, le champion d'Allemagne a une occasion en or de se rattraper avec une étape taillée pour lui. La chaude journée d'été doit en toute logique se conclure par un sprint, mais Michael Andersen (Tinkoff-Saxo), Yukiya Arashiro (Team Europcar), Axel Domont (Ag2r La Mondiale), Wesley Sulzberger (Drapac) et Cameron Wurf (Cannondale) veulent une issue différente. Mais, pour avoir ne serait-ce qu'une petite chance d'aller au bout, les cinq hommes doivent allier leurs forces. Chose qu'ils ne parviendront pas à faire. Après avoir pris le large, Domont et Wurf s'isolent, laissant leurs trois anciens compagnons d'échappée à bonne distance. Le peloton n'en demandait pas tant et part en chasse des deux fuyards. L'écart, après avoir atteint les 5 minutes, passe à 2'10" à 50 kilomètres de l'arrivée.

Crédit photo Tour Down Under
Si sprint il y aura aujourd'hui à Victor Harbor, il ne sera pas vraiment massif. Le vent provoque des bordures et ils ne sont qu'une cinquantaine à rester en lice pour la victoire d'étape. André Greipel est de ceux-là, mais pas Marcel Kittel. Son plus sérieux rival mis hors de course pour le bouquet, l'Allemand est surmotivé. L'écart entre les deux pelotons n'est pas bien conséquent, mais tout est mis en œuvre pour laisser le groupe de piégés hors de portée. Ce sont d'abord les Orica-GreenEdge qui mènent la danse en vue du sprint bonification, où Simon Gerrans prend quelques secondes. Puis ce sont les Lotto-Belisol qui prennent les commandes. Le deuxième peloton où figurent Kittel, Renshaw et Ewan ne reviendra jamais. Malgré plusieurs attaques, les Belges parviennent à emmener leur sprinteur dans les meilleures conditions. Greipel s'impose et Lotto-Belisol s'offre même le doublé avec la 2ème place de Jurgen Roelandts. D'après Vélo101

Tour de San Luis #4


Manifestant la volonté de faire grandir leur épreuve, les organisateurs du Tour de San Luis ont voulu proposer cette année une troisième arrivée en altitude après les étapes rituelles arrivant au sommet du Mirador del Potrero et du Mirador del Sol : la montée vers Cerro El Amago. Derrière les 10,5 kilomètres à 7,2 % de moyenne se cache en fait une ascension redoutable car très irrégulière. Tant et si bien que la pente dépasse bien souvent les 10 %. Premier volet d'un triptyque qui passera par la case chrono demain, avant la dernière étape montagneuse samedi, cette étape représente un réel danger pour le surprenant leader Phil Gaimon (Garmin-Sharp). Car si l'Américain avait limité la casse mardi au Mirador del Potrero, les 4,8 km à 6,7% ne permettaient pas de faire de réelles différences, contrairement à la nouveauté du jour.

Crédit photo Tour de San Luis

En Argentine, il fait toujours aussi chaud, et les coureurs européens, sans doute accablés par la chaleur, laissent encore et toujours le soin aux coureurs locaux d'animer le début d'étape. Avant de laisser les cadors s'expliquer dans les dix derniers kilomètres, Juan-Esteban Arango (Colombia), Juan Curuchet (Argentine), Julian Gaday (Buenos Aires Provincia), Matias Presa (Uruguay), accompagnés de Jonny Clarke (Unitedhealthcare), prennent la fuite. Le parcours ne présente pas de difficulté dans sa première partie et permet aux hommes de tête de creuser un écart conséquent. Après avoir atteint les 7 minutes, l'avantage des fuyards est limité, puis le retard est comblé. À dix kilomètres du pied de la dernière difficulté, il ne fait plus aucun doute que leurs chances sont réduites à néant tant le peloton s'est rapproché.

Crédit photo Tour de San Luis

Juste avant Cerro El Amago, une première difficulté vient faire l'écrémage dans le peloton. Pour la suite, Nairo-Alexander Quintana (Movistar Team) ne veut rien laisser au hasard. Le meilleur grimpeur du Tour 2013 accélère dès les premières rampes et laisse sur place tous ses poursuivants, sauf un : le surprenant Sergio Godoy (San Luis Somos Todos). Mais le jeune argentin ne pourra pas bien longtemps suivre le sillage d'un Quintana irrésistible. Le dauphin de Chris Froome sur le dernier Tour de France est en démonstration sur les rampes surchauffées de cette province située au cœur de l'Argentine et coupe la ligne plus de 50 secondes avant ses rivaux. Le jeune grimpeur met à profit les rampes ardues pour creuser l'écart sur le groupe de Phil Gaimon dont l'avantage a fondu comme neige au soleil. Pour quatre petites secondes, l'Américain sauve sa tête. Mais avec le menu des jours prochains, on ne donne pas cher de sa peau. D'après Velo101

jeudi 23 janvier 2014

Tour Down Under #3

Crédit photo Tour Down Under

Sous leurs allures accidentées, les routes du Tour Down Under suffisent peut-être à projeter devant les meilleurs coureurs du monde, ni plus ni moins les têtes d'affiche de cette édition, mais la clé pour les départager demeure bien souvent les bonifications. Avant la troisième étape qui mène la course de Norwood à Campbelltown (145 km), on ne doit les différences au classement général qu'aux bonus amassés ici ou là et dont a particulièrement su tirer profit Simon Gerrans (Orica-GreenEdge), 1er à Angaston, 2ème à Stirling. Pour renverser le champion d'Australie, il faudra non seulement le priver des bonifs mais surtout parvenir à le distancer. Cette troisième étape en donne en tout cas l'opportunité à ses adversaires. Elle marque le retour de la côte de Corkscrew, une bosse découverte l'an dernier et qui en avait surpris plus d'un.

Crédit photo Tour Down Under

Quand les coureurs franchiront le sommet de Corkscrew, dont la pente prise d'assaut par des milliers de fans a pris cet après-midi les couleurs des cols mythiques du Tour de France, il restera 7,4 kilomètres à parcourir jusqu'à la ligne. Simon Gerrans est prévenu. C'est de là que proviendra le danger. Le peloton prend d'ailleurs soin de parvenir groupé au pied de la côte après avoir annihilé l'échappée lancée depuis le départ par Jérôme Cousin (Team Europcar), Andriy Grivko (Astana), Travis Meyer (Drapac) et Jens Voigt (Trek Factory Racing). Le quatuor aura été cadenassé toute la course, interdit de s'envoler, et il est rejoint suffisamment tôt pour permettre aux favoris du Tour Down Under de s'expliquer à la régulière.

Crédit photo Tour Down Under
Et le premier à se découvrir, c'est Cadel Evans (BMC Racing Team). Aussitôt, Richie Porte (Team Sky) lui emboîte le pas tandis que Simon Gerrans, à contretemps, tente de rentrer seul sur ses deux adversaires. On croit revivre un remake du Championnat d'Australie quand, il y a deux semaines, les trois hommes s'étaient extraits du peloton dans des conditions similaires. Sauf que Cadel Evans a désormais pris le rythme de la compétition. Son coup de pédale est aérien. L'ancien vainqueur du Tour de France envoie, et Richie Porte peine à subsister dans sa roue. Quand Simon Gerrans revient sur le coureur de Sky, Cadel Evans a déjà pris la tangente entre deux rangs serrés de supporters survoltés par le spectacle que leur offrent les plus beaux athlètes du pays.

Crédit photo Tour Down Under

Cadel Evans franchit donc en solitaire le sommet de la côte de Corkscrew. Il plonge alors dans la descente, pris en chasse par un groupe d'une douzaine d'hommes au sein duquel Simon Gerrans et Richie Porte retrouvent Bookwalter, Gesink, Haas, Hansen, Hermans, Impey, Silin, Sutherland, Thomas et Ulissi. Profitant du manque de coordination de ses poursuivants, Cadel Evans accroît son avantage dans la descente sur Campbelltown, qu'il atteint avec 15 secondes d'avance sur le groupe dans lequel Haas et Ulissi empochent les secondes de bonification restantes. Epatant, l'ancien champion du monde renverse la tendance au classement général. Son prodigieux coup de force le hisse 12 secondes devant Gerrans, 15 devant Ulissi, une demi-minute devant les autres.

Crédit photo Tour Down Under


Reste samedi l'étape du Mont Willunga, en haut duquel Simon Gerrans s'est précisément imposé ces deux dernières années, pour bouleverser ce classement général aux airs presque définitif. D'après Vélo101

Tour de San Luis #3

Crédit photo Tour de San Luis

Privés d'une première explication lundi, les sprinteurs ont plus que jamais coché cette 3ème étape du Tour de San Luis. Bien sûr, la 1ère étape n'a pas fait que des malheureux, à commencer par Phil Gaimon (Garmin-Sharp). L'Américain, à la faveur d'une échappée qui est, contre toute attente, allée au bout, possède un avantage solide qui peut lui permettre de viser la victoire finale à Terrazas Del Portezuelo. L'étape arrivant au Mirador del Potrero, remportée par Julian Arredondo (Trek Factory Racing), a bien montré que le coureur de 27 ans serait difficile à déloger. Gaimon sait cependant que le plus dur l'attend avec deux nouvelles arrivées au sommet et un chrono même s'il n'a concédé que huit secondes sur le Colombien hier. Aussi doit-il tout faire pour préserver son énergie sur des étapes qui ne présente presque aucun relief, sans pour autant être dénuées de difficulté.

Crédit photo Tour de San Luis
On ne vous apprendra rien en vous disant que pendant que vous grelottez de froid, c'est l'été aux antipodes. Mais en Argentine, c'est bel et bien une fournaise dans laquelle sont embarqués les coureurs. Les températures dépassent les 40° et les organismes des Européens doivent s'habituer à la chaleur. Aussi est-il logique de voir s'exprimer les coureurs locaux Julian Barrentos, Juan Curuchet et Ruben Ramos (Argentine), Patricio Almonacid (Chili), et Ignacio Maldonado (Uruguay) en début d'étape. Clément Koretzky (Bretagne-Séché Environnement) vient se glisser parmi l'échappée sud-américaine qui ne disposera que de 5'23" au maximum. Mais sur la route du Tour de San Luis, un autre élément vient perturber un peloton qui aura finalement droit à son sprint massif : le vent. À une cinquantaine de kilomètres de l'arrivée, les rafales viennent scinder le peloton en plusieurs parties.

Crédit photo Tour de San Luis

Le paquet est désorganisé, mais fonce à une telle allure que les échappés sont avalés. Finalement tout rentre dans l'ordre et les équipiers des sprinteurs annihilent une tentative menée de front par Daniel Diaz et Alfredo Lucero (San Luis Somos Todos), Marco Marcato (Cannondale) et Pieter Weening (Orica-GreenEdge). Alors que l'on attend un duel entre Mark Cavendish (Omega Pharma-Quick Step) et Peter Sagan (Cannondale), c'est un troisième larron qui s'invite. Le Britannique lance le sprint, mais il joue le poisson-pilote de Tom Boonen. Le Belge lance cependant de trop loin et se montre impuissant face à Giacomo Nizzolo (Trek Factory Racing). L'Italien poursuit l'excellent début de saison de son équipe en remportant la troisième victoire de Trek cette saison. La deuxième en deux jours après celle d'Arredondo hier. D'après Vélo101

mercredi 22 janvier 2014

Tour Down Under #2

Crédit photo Tour Down Under

Cette deuxième étape est promise à un sprint entre les coureurs qui livreront bataille jusqu'à dimanche pour le premier rang du classement général. N'en déplaise à William Clarke (Drapac), le Tasmanien déjà échappé hier, et qui repart à l'attaque à travers les monts d'Adélaïde. Le baroudeur de 28 ans, qui sort d'une année dans le WorldTour avec Argos-Shimano, connaît son sujet. Il y a deux ans, sur ces mêmes routes, une attaque prématurée lui avait permis de rallier Stirling en solitaire, une bonne minute avant le peloton. Ce succès demeure le plus beau fait de gloire de Will Clarke. Ça n'a pas voulu sourire hier, voilà qu'il retente le coup avec Campbell Flakemor (UniSA-Australia) et Boy Van Poppel (Trek Factory Racing).

Mais cette fois encore le peloton ne se laissera pas surprendre par les attaquants. Sous le soleil des antipodes, le paquet reprend Clarke, Flakemor et Van Poppel à l'entrée du circuit de Stirling, une boucle de 20 kilomètres à parcourir deux fois. Cette répétition permet à chacun de se remettre en tête la montée vers la ligne d'arrivée. Ce n'est pas une bosse spectaculaire mais son dénivelé suffit à éjecter les sprinteurs en second rideau. Ce sera le cas d'André Greipel (Lotto-Belisol), qui s'accrochera jusqu'au bout mais ne pourra remonter plus haut qu'en 19ème position, laissant de meilleurs puncheurs que lui s'expliquer au coude à coude en direction de la ligne blanche.

Crédit photo Tour Down Under
  
De coude à coude, il n'en est pas tellement question pour Diego Ulissi (Lampre-Merida). Le brillant coureur italien est, à 24 ans, celui qu'il convient de suivre de près cette saison. De mieux en mieux placé dans les grands rendez-vous d'une année sur l'autre, le double champion du monde Juniors a trouvé la sérénité en moissonnant les victoires en fin de saison dernière, lauréat juste avant le tomber de rideau de Milan-Turin, de la Coppa Sabatini et du Tour d'Emilie. De quoi entretenir son moral tout l'hiver, lui qui a Milan-San Remo plus que dans un coin de la tête. Coureur explosif, Diego Ulissi se démarque de Simon Gerrans dans les derniers mètres de l'étape pour franchir la ligne en franc vainqueur et s'avérer le seul, aujourd'hui, capable de reprendre du temps (4 secondes de bonification) au porteur du maillot ocre. Cadel Evans (BMC) vient prendre la 3ème place. D'après Velo101

Tour de San Luis #2

El dique La Florida uno de los escenarios más lindos de la provincia
Crédit photo Tour de San Luis
Aujourd'hui, il nous est donné une bonne occasion d'établir la vraie valeur de ce coureur encore méconnu. L'ascension finale vers le Mirador del Potrero (4,8 km à 6,7%) permettra de dresser une première hiérarchie parmi les prétendants avant les deux autres arrivées au sommet plus difficiles qui suivront cette semaine. Autant dire que cette étape sera une véritable course de côte dans laquelle seuls les cinq derniers kilomètres compteront. Malheureusement pour eux, les fuyards du jour n'auront pas la même chance que ceux d'hier. Composée uniquement de coureurs sud-américains (les Argentins Jorge Giacinti, Cristian Martinez, Sebastian-José Tolosa et Sebastian-Martin Trillini accompagnés par le Chilien Jonathan Guzman), l'échappée se dégage rapidement. Mais il est clair que le peloton ne veut pas se faire avoir deux fois. Le paquet limite l'avantage des cinq hommes de tête autour des quatre minutes.

Crédit photo Tour de San Luis

L'inévitable se produit peu avant d'affronter la dernière difficulté : les fuyards sont repris. Mais le peloton ne reste pas groupé bien longtemps ! Quatre hommes se dégagent peu après le début de l'ascension, mais le quatuor n'est bientôt réduit qu'à un duo : Julian Arredondo (Trek Factory Racing) et Peter Stetina (BMC Racing Team). L'écart n'est pas bien conséquent, et dans le dernier kilomètre, ce qu'il reste du peloton les talonne. Nairo-Alexander Quintana (Movistar Team) fait le forcing, mais c'est trop tard. Stetina lance le sprint, mais Arredondo, plus explosif, parvient à devancer l'Américain. Révélé en 2013 grâce à sa victoire sur le Tour de Langkawi, le grimpeur soigne, comme Phil Gaimon, son entrée dans sa nouvelle équipe WorldTour. Gaimon justement ne concède que huit secondes et reste leader. D'après Vélo101

mardi 21 janvier 2014

Tour Down Under #1

Crédit photo Tour Down Under

D'une année sur l'autre, Mike Turtur et l'équipe organisatrice du Tour Down Under ont entrepris de corser leur épreuve. Cette première étape dans les terres inclut ainsi la montée du Menglers Hill, une bosse de 3 kilomètres placée à 11,7 kilomètres de l'arrivée. Pas de quoi servir de tremplin à ceux qui s'y essaieront dans l'ascension – Adam Hansen (Lotto-Belisol) – ou après la descente – Yukiya Arashiro et Björn Thurau (Team Europcar). Mais largement de quoi forcer la sélection au sein d'un peloton qui bascule au sommet en portion congrue. On s'attendait à ce que les sprinteurs en pâtissent. Vainqueur du critérium d'Adélaïde quarante-huit heures plus tôt, Marcel Kittel (Giant-Shimano) est éjecté du peloton réduit de moitié. Pas André Greipel qui s'est accroché toute l'ascension.

Les deux héros matinaux, Will Clarke (Drapac) et Neil Van Der Ploeg (UniSA-Australia), qui auront occupé les avant-postes une partie de la journée avec un avantage maximal de 3'30", ne font plus partie non plus du premier peloton. Au diable, donc, les secondes de bonification amassées en cours de route, bonus dont a cherché à tirer profit Simon Gerrans (Orica-GreenEdge) en empochant une seconde au dernier sprint intermédiaire.

Crédit photo Tour Down Under
Le tout frais champion d'Australie, présenté comme le grand favori de cette édition, s'est annoncé dès aujourd'hui. Et il s'apprête à disputer le sprint qui va opposer la grosse soixantaine de coureurs à l'arrivée à Angaston. On sait Simon Gerrans rapide en la matière, lui qui s'était payé le luxe de sauter Peter Sagan à Calvi l'été dernier sur le Tour de France. Cette fois son adversaire direct s'appelle André Greipel. Campé dans sa roue dans les derniers hectomètres, il déboîte le champion d'Allemagne lorsque celui-ci lance le sprint vent dans le nez. Il se déchaîne alors pour remonter à sa hauteur et le passer in extremis ! Vainqueur de la première étape du Tour Down Under, Simon Gerrans endosse le premier maillot ocre de leader. Surtout, bonifications à l'appui, il compte déjà 11 secondes d'avance sur ses principaux adversaires. D'après Vélo101

Tour de San Luis #1

L'Argentine ne possède peut-être pas encore les grimpeurs de la trempe des Colombiens, mais elle a pour elle de proposer l'une des courses exotiques les plus en vogue. A tel point que son plateau, constitué des deux tiers des formations du WorldTour, n'a aujourd'hui plus rien à envier à celui du Tour Down Under. La balance pencherait même cette semaine en faveur de l'épreuve sud-américaine, qui rassemble dans un même peloton Nibali, Rodriguez, Quintana, Sagan, Cavendish, Boonen, Scarponi, Cunego et on en passe... La raison de cette attirance ? Un programme plus complet avec trois arrivées en altitude et un contre-la-montre individuel, un décalage horaire moindre (4 heures contre 10 pour l'Australie) mais une acclimatation tout aussi exigeante alors que l'été se veut brûlant dans l'hémisphère sud.

Crédit photo Tour de San Luis

Entre San Luis et Villa Mercedes (164 km), les 37° à l'ombre pèsent lourd dans des guiboles à l'état de bridage. Il n'est donc pas étonnant de voir à l’œuvre des coureurs locaux comme Emiliano Contreras (Argentine), Julian Gaday (Buenos Aires Provincia) et Leandro Messineo (San Luis Somos Todos), les premiers attaquants. Sous le cagnard argentin, ils sont accompagnés par le Néerlandais Marc De Maar (Unitedhealthcare) et l'Américain Philip Gaimon (Garmin-Sharp). Le quintet a l'intention d'aller loin et d'exploiter l'avantage conséquent de douze minutes que lui accorde le peloton en cours de route. Et dans le peloton, précisément, l'abandon d'Alessandro Petacchi, fiévreux et perclus de crampes d'estomac, affaiblit le train de l'équipe Omega Pharma-Quick Step, le plus à même de combler l'écart.

Crédit photo Tour de San Luis

A l'entame des 30 derniers kilomètres, alors que Julian Gaday s'est relevé en tête de course, les neuf minutes d'avance que comptent les échappés laissent prédire une issue favorable à leur entreprise. Malheureusement le destin va se charger d'effectuer la première sélection. Un véhicule mal stationné à la sortie d'un rond-point provoque la chute éliminatoire de Marc De Maar et Leandro Messineo. Ne restent plus pour la victoire que l'Argentin Emiliano Contreras et l'Américain Phil Gaimon, recruté durant l'intersaison par l'équipe Garmin-Sharp. 2ème du Tour de Gila la saison dernière, le coureur de 27 ans a davantage de références que son adversaire. Il fait la différence dans l'ultime kilomètre pour s'adjuger la première étape du Tour de San Luis et revêtir le premier maillot de leader. Le peloton reviendra finalement à 4'35" sur la ligne d'arrivée. De quoi garder un rôle à jouer au classement général. D'après Vélo101

dimanche 19 janvier 2014

Tropicale Amissa Bongo #7

Frédérique Robert double la mise
Crédit photo Tropicale Amissa Bongo
Natnael Berhane a créé l’événement aujourd’hui an remportant la 9e édition de la Tropicale Amissa Bongo. Le jeune Erythréen a en effet réussi à détrôner Luis Leon Sanchez de la première place de leader en récupérant six secondes lors des sprints bonifications. Son équipe Europcar a ainsi été récompensée de son travail durant toute l’étape pour contrôler toutes les tentatives d’échappées qui auraient privé son leader des secondes attribuées lors de ces trois sprints. Natnael Berhane gagne donc cette édition 2014, quatre ans après s’être révélé au Gabon lors de la Tropicale 2011, où il avait battu au sprint les coureurs professionnels lors de la dernière étape à Libreville. Son exploit avait déjà été remarqué, et notamment par Jean-René Bernaudeau qui ne l’avait pas oublié. C’est donc chez Europcar qu’il a fait ses débuts professionnels l’année dernière et c’est ainsi qu’il a acquis déjà une grosse expérience. «C’est un vrai bonheur, explique-t-il. J’avais du mal à croire qu’il était possible de battre un coureur comme Luis Leon Sanchez qui a un si grand palmarès. Finalement, j’y suis arrivé, ce qui veut dire que je commence à me faire une place chez les pros.» Sa victoire a été saluée par tout le monde comme un événement majeur pour le cyclisme africain qui trouve là un vrai leader pour les années à venir. Jean-René Bernaudeau son manager avait les larmes aux yeux sur la ligne d’arrivée, il était fier d’avoir réussi son pari en faisant confiance à ces cyclistes venus du continent africain qui émergent enfin. Avec Natnael Berhane, il poursuit aussi son monopole sur la Tropicale Amissa Bongo en remportant le classement final pour la 5e année consécutive après Anthony Charteau (de 2010 à 2012) et Yohan Gène (en 2013). Avec Natnael Berhane, l’avenir est assuré ! La dernière étape est revenue au sprint à Frédérique Robert, déjà vainqueur la veille. Le Classement aux Points revient à Jans Roy (Wanty Groupe Gobert), le Meilleur Grimpeur à Minnaard Marco (Wanty Groupe Gobert), les Points Chauds à Natnael Berhane (Europcar), la combativité à Jim Sangezo (MTN Qhubeka), le Meilleur Jeune au Français Florian Senechal (Cofidis) et le Meilleur Africain à Salah Eddine Mraouni (Maroc). D'après Tropicalamissabongo.com

Florian Sénéchal, meilleur jeune
Crédit photo Tropicale Amissa Bongo

People's Choice Classic

Le premier sprint massif de la saison revient à Marcel Kittel (Giant-Shimano). Malgré le gros travail de ses coéquipiers, André Greipel (Lotto-Belisol) lance un peu trop tôt son sprint et se fait remonter par son compatriote dans les derniers mètres. Le jeune Caleb Ewan, 19 ans, termine 3ème de ce critérium de 50km. Julian Alaphilippe (Omega Pharma-Quick Step) termine 6ème pour sa première course pro.

samedi 18 janvier 2014

Tropicale Amissa Bongo #6


Crédit photo Tropicale Amissa Bongo
Frédérique Robert aime la Tropicale Amissa Bongo et il le montre. Après deux succès d’étape en 2013 à Ebolowa et Mouila, le Belge a remporté une troisième victoire aujourd’hui à Port-Gentil qui accueillait pour la première fois l’épreuve gabonaise. Derrière Yohann Gène, recordman du nombre de victoires sur la Tropicale (6 étapes), Frédérique Robert est désormais seul à en avoir remporté trois. Une performance à laquelle il attache beaucoup d’importance. «La Tropicale est une course qui me plaît, dit-il, je m’y sens bien en début de saison et les routes sont parfaites pour moi. J’ai été un peu handicapé en début de semaine car le parcours était plus vallonné mais aujourd’hui j’ai retrouvé mes repères de sprinters sur ce circuit dans les rues de Port-Gentil. Ca lance bien ma saison.» Frédérique Robert présente aussi l’originalité d’être venu sur la Tropicale pour le compte de trois équipes différentes : QuickStep en 2011, Lotto-Belisol en 2013 et Wanty-Groupe Gobert cette année. Sa fidélité au Gabon a donc payé tout comme le sérieux de son équipe qui a remporté ainsi sa troisième étape depuis le début de la semaine après Jérôme Baugnies à Oyem et Roy Jans à Lambaréné. Les Belges sont donc gâtés du voyage.

Aujourd’hui un match dans le match s’est également déroulé pour le compte du classement général qui n’a jamais été aussi indécis à la veille de l’arrivée finale demain à Libreville. En effet, Luis Leon Sanchez a perdu un peu de temps lors des sprints bonifications aujourd’hui dans les rues de Port-Gentil, il se retrouve avec seulement une seconde d’avance sur Egoitz Garcia et quatre sur Natnael Berhane qui a remporté six secondes dans ces sprints pour se rapprocher encore plus de la tête du classement final. Tout se jouera donc demain dans les rues de Libreville sur une arrivée inédite devant le Lycée Léon Mba où est attendue la foule des grands jours. D'après tropicaleamissabongo.com

Tropicale Amissa Bongo #5

Crédit photo Tropicale Amissa Bongo
Bonaventure Uwizeyimana a obtenu le plus cadeau d’anniversaire qu’il pouvait rêver en remportant aujourd’hui la 5e étape de la Tropicale Amissa Bongo. Le Rwandais qui a fêté ses 20 ans juste avant le départ de l’épreuve gabonaise. Après l’Erythréen Frekalsi Debesay hier, il est le deuxième Africain à remporter une étape cette année et le sixième, depuis la création de la Tropicale. Jamais jusque là un Rwandais n’avait gagné sur les routes gabonaises, c’est chose faite depuis aujourd’hui grâce à un sens tactique très prononcé de la part du jeune coureur du pays des Mille Collines. Echappé pendant une grande partie de l’étape en compagnie de neuf autres coureurs, il s’était glissé dans la roue du Marocain Mouhcine Lahsaini à dix kilomètres au moment où ce groupe préparait le sprint à venir. Avec malice, il n’avait pas lâché la roue du Marocain. Comme il se savait moins rapide que lui, il avait son petit plan derrière la tête. «Ca n’a pas été si compliqué, expliquait-il, je savais que je devais l’attaquer avant l’arrivée car je ne voulais pas finir deuxième après tout ce travail dans cette longue échappée.» A moins de 500 mètres de la ligne d’arrivée, il attaquait sur la droite de la chaussée, laissant le Lahsaini sans jambes. Incapable de recoller à sa roue, le Marocain avait déjà baissé pavillon alors que le Rwandais passait la ligne d’arrivée en levant les bras au ciel. «C’est un grand moment pour le cyclisme de mon pays, déclara-t-il. Gagner une étape à la Tropicale est un rêve que tous les coureurs rwandais ont en eux.» D'après Tropicaleamissabongo.com

vendredi 17 janvier 2014

Coupe du Monde Piste - Guadalajara

L'Ile de France sera bien représentée lors de la manche de Coupe du Monde Piste à Guadalajara (Mexique). La vice championne du Monde 2011 Sandie Clair, le Champion du Monde de vitesse par équipe Gregory Baugé et Benjamin Edelin seront engagés dans le sprint.

Crédit photo Olivier Haas

jeudi 16 janvier 2014

Tropicale Amissa Bongo #4

Crédit photo Tropicale Amissa Bongo

L’Erythréen Frekalsi Debesay âgé de 27 ans, a réalisé aujourd’hui un des grands exploits qui font la légende de la Tropicale Amissa Bongo. Avant lui, quatre autres Africains avaient déjà remporté une étape sur l’épreuve gabonaise, le Sud-Africain James Ball en 2009, les Erythréens Daniel Teklehaimanot et Natnael Berhane en 2011 et le Marocain Tarik Chaoufi en 2012. Le coureur de l’équipe MTN-Qhubeka est donc rentré dans l’histoire de la course grâce à un sens tactique qui a impressionné les plus grands spécialistes présents sur au Gabon durant la semaine comme Bernard Hinault et Richard Virenque. «Ce qu’il a fait aujourd’hui est digne des plus grands, a déclaré Bernard Hinault, il prouve que le cyclisme africain est en plein essor.» Avec malice, Frekalsi Debesay avait attendu le meilleur moment pour attaquer à seulement deux kilomètres de l’arrivée. Présent dans l’échappée de huit coureurs, il avait laissé les autres porter des petites banderilles après le panneau indiquant les dix derniers kilomètres. Son attaque avait peut-être surpris tout le monde mais l’Erythréen allait garder son avantage de quelques dizaines de mètres jusqu’à la ligne finale. «C’est un grand moment de ma carrière, affirma-t-il après son succès. Je savais que je ne devais pas attendre le sprint final car il y avait des coureurs plus rapides que moi. J’ai choisi l’option d’attaquer assez prêt de l’arrivée. Ca a marché comme je l’avais rêvé, c’est un immense bonheur car la Tropicale est une course importante, c’est ici que des coureurs africains se sont révélés.» Il connaît bien la Tropicale Amissa Bongo où il a souvent brillé, en terminant huit fois dans un top 10 d’une étape depuis 2011. Il a aussi terminé 6e du classement général en 2012.
Dans la tribune réservée aux coureurs postulants au podium protocolaire, il a reçu les félicitations de Luis Leon Sanchez le maillot jaune de l’épreuve qui ne cachait pas sa surprise face à l’engouement suscité par la victoire de Frekalsi Debesay. L’Espagnol se retrouve dans la même situation que ce matin, en possession d’une seule seconde d’avance au classement général sur son compatriote Egoitz Garcia de l’équipe Cofidis qui risque bien de rester sa plus grande menace jusqu’à l’arrivée à Libreville, sans oublier Natnael Berhane d’Europcar qui pointe en embuscade à huit secondes. D'après Tropicale Amissa Bongo

La sélection Française

Crédit photo Cyclephotos
Quelques jours après les Championnats de France, la FFC a dévoilé les athlètes sélectionnés pour les Championnats du Monde de cyclo-cross. Tous les champions et championnes de France sont sélectionnés. Chez les Elites, Francis Mourey (FDJ.fr) sera accompagné des francilliens Nicolas Bazin (US Domont Cyclisme) et Fabien Canal (Armée de Terre). Steve Chainel (Ag2r La Mondiale) et Guillaume Perrot (Team Probikeshop-Saint-Etienne Loire) seront aussi du voyage. Chez les Dames, Pauline Ferrand-Prévot (Rabo Women Cycling Team) sacrée pour la première fois à Lignières assurera le leadership de la sélection avec Lucie Chainel (EC Stéphanois). La championne de France Junior Emeline Gaultier (Bretagne) est du voyage tout comme Caroline Mani (Raleigh-Clement) et Marlène Morel-Petitgirard (Franche-Comté). Clément Venturini (Cofidis), Fabien Doubey (Franche-Comté) et le francillien David Menut (Armée de Terre) seront nos principaux atouts chez les Espoirs. Clément Russo (Rhône Alpes) et Anthony Turgis (Picardie) complètent la sélection. Enfin, dans la catégorie Junior où les places étaient chères, les cinq tickets vont à Lucas Dubau (Champagne-Ardenne), Yan Gras (Lorraine), Hugo Pigeon (Provence), Florian Vidal (Rhône Alpes) et le nouveau champion de France, Sébastien Havot (Île-de-France). D'après Vélo101