Prochain reportage : à définir

samedi 23 février 2013

Interview Lucie Croissant..


Lucie Croissant, 25 ans,  fait partie des meilleurs triathlètes françaises sur des disciplines longues types Ironman, elle s’est notamment distinguée le Norseman, épreuve longue distance en Norvège, l’année dernière qu’elle a terminé à la 124e position en 15h10’23’’. Pour Velostar.fr, elle a accepté de revenir sur cette pratique qui mêle plusieurs types de disciplines, Natation, vélos et course à pieds .

Loïc Manceau : Lucie, racontez-nous votre parcours sportif qui vous a amené à être une triathlète reconnue mondialement sur longues distances ? 

Lucie Croissant : Je nage depuis que je suis toute petite, j’ai fait les bébés nageurs puis j’ai nagé en club (ASA Avrillé) jusqu’au niveau national 2, jusqu’à 18 ans. J’ai commencé l’athlétisme avec le CSJB à 16 ans, en demi fond, avec les cross l’hiver, la piste l’été. 
Quand j’ai commencé la classe de prépa, je n’avais plus le temps de pratiquer ces deux sports en compétition. J’ai donc commencé à m’entraîner pour faire un triathlon, à La Rochelle. 
En 2008, j’ai intégré l’EDHEC Business School à Lille, et j’ai commencé la pratique des raids multisports (avec duVTT) au sein de l’association Raid EDHEC. Puis je me suis inscrite en club de triathlon à chaque fois que je changeais de ville (Lille, Moirans (38), Issy Les Moulineaux, Villeneuve d’Ascq et Aix en provence). 
En 2010 j’ai participé aux championnats du monde de Xterra (triathlon nature avec natation/ VTT / trail), à Hawaï. 
En 2011 je me suis lancée sur le long : j’ai participé à mon 1er Ironman, à Nice, avec ma sœur jumelle (nous finissons 1ere ex aequo de notre catgorie) , j’ai participé également à mon 1er ultra trail, la CCC (98km autour du Mont Blanc). 
En 2012, j’ai eu la chance d’être sélectionnée pour participer au Norseman, un Ironman en Norvège.

LM : Ce n'est pas dur pour une femme d’être dans un milieu assez masculin ?

LC : Au début ce n’est pas évident, car que ce soit en triathlon ou en vélo, les hommes sont assez « macho ». Par exemple au départ natation, ils veulent à tout prix se mettre devant moi car ils pensent que comme je suis une femme et que je ne suis pas bien grande, je vais les ralentir. Alors que souvent ce n’est pas le cas. Mais c’est toujours embêtant de se faire doubler par une plus petite que soit.
Mais ce qui est bien, c’est que psychologiquement, ça met un coup à certains hommes quand je les dépasse, c’est assez drôle. 
Mais il y a aussi quelques gentlemen’s qui font très attention à moi. Dès que je crève ou j’ai un problème, ils ne me laissent rien faire, même si je sais très bien changer ma roue !

LM : On dit souvent que le sport est avant tout une question plus de physique que de mental, qu'est ce que vous en pensez ? 
LC : Je pense exactement le contraire. En tout cas moi je base tout sur l’entraînement, que l’on ait les capacités ou pas. A la base je suis extrêmement mauvaise en vélo. C’est du coup ce que je travaille le plus, et j’ai beaucoup progressé. 
Dans des sports d’endurance en tout cas, je pense que je suis un peu la preuve que le sport c’est avant tout une question de mental plus que de physique. Si on a les jambes, mais pas le mental, elles ne vont pas tourner toutes seules !
Il y a beaucoup de triathlètes, de cyclistes ou d’ultra- traileurs qui arrivent après moi alors qu’ils ont un physique plus impressionnant que le mien.

LM : Le triathlon demande une gestion de l'effort particulière, comment se prépare-t-il en amont ? 
 LC : La particularité du triathlon est l’enchaînement des sports.
La transition natation/ Vélo se fait souvent sans souci. Pour la transition vélo / course à pied, c’est souvent plus compliqué dans les premiers triathlons. Il faut essayer de courir, même un petit peu après avoir fait une sortie vélo pour habituer ses muscles. Au bout d’un moment, on prend l’habitude. 
Pour ma part j’en garde toujours un peu sous la pédale, car même si ce ne sont pas exactement les mêmes muscles en vélo et en course à pied, un trop « gros » vélo peut entraîner une très mauvaise course à pied.

LM : Justement, vous nous disiez que vous prépariez ces épreuves notamment en disputant des épreuves de masses en cyclisme sur route, qu'est ce que vous aimez dans ce type d'efforts? et dans ce type d'ambiance ? 
 LC : Faire des épreuves de masse me permet de découvrir des nouveaux itinéraires, de rencontrer des cyclistes avec qui on fait un bout de chemin ensemble. Il y a également une ambiance souvent joyeuse où chacun raconte ses expériences et où j’apprends toujours beaucoup de choses (en termes d’entraînements, de mécaniques ou autres). J’ai également pu faire des parcours un peu « mythiques » comme le Paris Roubaix Challenge, Lille Hardelot, les Monts des Flandres, qui sont des courses très belles.

LM : Y a t il une similitude entre les ambiances de tri et de cyclo’s ? 
LC : Je pense que dans les deux pratiques, les sportifs aiment pour la plupart traverser des beaux paysages, en plus de l’effort d’endurance et de dépassement de soi que l’on retrouve.

 LM : Prendre une licence de cyclisme à part entière n'est pas d'actualité ? 
LC : Je pense que cela me ferait le plus grand bien, car comme je le disais plus haut, j’ai énormément de choses à apprendre en vélo. Mais comme l’entraînement triathlon, c’est déjà tous les jours, il ne me reste plus énormément de temps. Et puis je profite des sorties vélo pour rouler avec des amis, de la famille,… ça me permet de les voir et de m’entraîner en même temps. Et puis je fais du sport surtout pour le plaisir et pour faire du vélo ou du VTT dans des endroits sympas.

LM :Quel est ton programme pour la saison à venir ? 
LC : Mes deux principaux objectifs sont l’Inferno (triathlon avec 3 km de natation, 100km de vélo de route, 30 km de VTT, 25 km de trail) et la Diagonale des fous à la Réunion (trail de 170 km). 
Que ce soit pour le triathlon ou pour le trail, le plus gros de ma préparation se fait en vélo, car cela me permet de faire des sorties longues sans traumatismes pour les articulations.

LM : Et tes ambitions ? 
Mes ambitions c’est toujours de me faire plaisir, et souvent avec le plaisir vient les performances. Donc d’aller toujours plus loin, plus vite et plus haut !

LM : Quel serait où sera ton plus grand défi sportif dans le futur ?

 LC : Je ne sais pas, tous les ans je me fixe des objectifs et je me dis que c’est impossible d’y arriver. Mais tant que je n’ai pas testé, je ne sais pas où seront mes limites !

 

mardi 12 février 2013

Brèves d'Ile de France..


-Ancien coureur de Domont, Olivier Waszczyszyn fera son retour dans les pelotons sous les couleurs du CM Aubervilliers 93 en 3e catégorie.

-Lucille Magnient passe du CSM Villeneuve La Garenne au CSM Epinay-sur-Seine (Seine-Saint-Denis).

-Arnaud Arvengas (ES Persan) a décidé de  rejoindre le Paris Cycliste Olympique en 3e catégorie pour la saison 2013.

-Kenny Cyprien sera licencié au VC Saint Martin (Guadeloupe) cette saison, il quitte donc l’US Créteil, tout comme son ancien coéquipier Carl Gabilondo qui passe lui à La Pédale Combs-la-Villaise (Seine-et-Marne).

-Emmanuel Briand, ancien coureur de l’AV Thiais, a signé au VC Arpajon (Essonne) pour l’année 2013.

-Le CC Saint-Pierre-du-Perray sera affilié à la FFC pour la saison 2013.

-Fabio Do Régo (CC Sud-Basse Terre), 17 ans, revient dans son club formateur en rejoignant le Team 94 Villeneuvoise(Val-de-Marne).

-Vincent Lemoine, quitte le CSM Puteaux pour rejoindre le département de l’Essonne et les couleurs de l’AS Corbeil-Essonnes en 3e catégorie.

L.M